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Le consortium Togeth3R (https://nc3rs.org.uk/togeth3r-consortium) qui regroupe les centres 3R de 8 pays européens (Belgique, Danemark, France, Pays-Bas, Suède, Suisse et Royaume-Uni) a conduit une série de webinaires sur les méthodes de recherche non-animales dans les domaines les plus consommateurs d´animaux :

– 26 février 2025 : Non-animal methods in infection and immunity. Replay disponible

– 5 mars 2025 : Non-animal methods in oncology. Replay disponible

– 12 mars 2025 : Non-animal methods in neuroscience. Replay disponible

– 19 mars 2025 : Non-animal methods in cardiovascular science.

Le dernier de cette série a permis de présenter les apports de trois approches en recherche cardiovasculaire.

La plateforme Biowire décrite par la Pr. Radisic est un cœur-sur-puce fondé sur des cardiomyocytes vascularisés qui permet de modéliser aussi bien des maladies génétiques rares pour lesquelles il ne peut exister de modèle animal, que d’étudier l’hypertrophie ventriculaire de l’hypertension artérielle, une atteinte fréquente, ou encore la fibrose myocardique, stade avancé de nombreuses pathologies cardiaques. La contraction des cellules musculaires et l’effet de drogues sur cette contractilité se visualisent aisément par autofluorescence. Une limitation majeure de l’étude de pathologies cardiovasculaires sur souris est l’homogénéité génétique des lignées créées depuis des décennies, ne reflétant en rien la grande diversité génétique de l’espèce humaine.

Pr. Denning a rapporté une collaboration fructueuse avec les laboratoires GSK pour le screening de la cardiotoxicité de molécules (NC3Rs Crackit Inpulse). En travaillant avec des cellules musculaires cardiaques dérivées de cellules souches pluripotentes (hiPSC-CMs), son équipe a été en mesure de prédire avec une certitude de 93% la cardiotoxicité de dizaines de molécules déjà connues ou en développement chez GSK, pourcentage comparable à la méthode animale. Depuis, ce laboratoire pharmaceutique a abandonné la méthode standard à ce jour qui recourt au cœur de lapin. Qui plus est, leurs tests ont révélé des effets cardiotoxiques de molécules connues qui étaient passés inaperçus lors des tests sur l´animal.

Dr. Ozturk a travaillé au développement d’un modèle de cœur digital incorporant grâce à l’intelligence artificielle une multitude de paramètres radiologiques, biophysiques et biologiques dans le but de pouvoir concevoir et tester des dispositifs médicaux (valves cardiaques, patch, chirurgie). Une validation a eu lieu sur la sténose aortique de la personne âgée ou encore sur une malformation cardiaque de l’enfant, la tétralogie de Fallot. Ce cœur digital aurait toute sa place lors de la phase initiale de conception du dispositif afin de tester par informatique un grand nombre de formes différentes, permettant ensuite de meilleurs résultats une fois implanté chez l’animal.